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Ça pourrait finir mal

Photo: Bernard Brault, La Presse

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<p>Jacques Duval</p>

Jacques Duval | Cyberpresse

Publié le 10 novembre 2009 | Mise à jour le 12 novembre 2009 à 14h07

À mon avis, si la situation actuelle persiste, ça va finir mal. Cela ne prend qu'un individu un peu détraqué et surtout épuisé de ces injustices - comme ce type de la Floride, la semaine dernière - et nous aurons droit des funérailles publiques.

 

Et ce n'est pas seulement parce que j'ai fait partie des victimes de cette outrance policière que je proteste ainsi. Jamais en 57 ans derrière le volant et après plus de deux millions de kilomètres n'ai-je assisté à un vol pur et simple mis en scène avec la ferme intention de dérober les automobilistes.

 

Voici le piège. Nous filons sur le boulevard de Maisonneuve en direction ouest et les réparations autour de la Place des Arts vous obligent à tourner à droite pour emprunter le boulevard St-Laurent. Il y a devant moi un autobus, suivi de deux automobiles. Comme tout le monde veut aller vers l'ouest, nous suivons l'autobus qui tourne à gauche pour emprunter la rue du Président Kennedy. Là, à quelques mètres, un policier embusqué nous attend et nous demande de nous ranger. J'obéis, tout comme les deux autres automobilistes, et j'attends que le policier vienne me voir en étant sûr qu'il m'offrira des billets pour un quelconque tirage de l'Association des policiers de Montréal.

 

Archives La Presse

Mais non, il m'annonce que nous avons tourné à gauche alors que ce virage n'était permis qu'aux autobus. Encore là, je m'attends à un avertissement, car le policier, s'il avait voulu être utile, serait resté au milieu de l'intersection pour empêcher les automobilistes de tourner à gauche puisqu'une telle manoeuvre était semble-t-il dangereuse, sinon suicidaire.

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Il aurait aussi constaté que l'autobus bloquait entièrement la vue du panneau d'interdiction à ceux qui le suivait. Or, l'agent S. Savard, matricule 3763, unité 470, revient me remettre mon permis avec une contravention de 154$. Quoi, mais c'est une arnaque, monsieur l'agent ? Visiblement gêné, le policier fuit mes commentaires polis et semble extrêmement mal à l'aise. On peut lire sur son visage quelque chose comme «que voulez-vous que je fasse, on m'a assigné ce sale boulot pour me punir et si je ne le fais pas, je perds mon job».

 

N'eut été de sa mine déconfite, je suis persuadé qu'un «crack pot» aurait fini par lui sauter dessus. Et un jour, cela arrivera, et Monsieur le chef de police en sera le responsable.

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