Les erreurs et les lapsus n'augmentent pas le risque d'accident. Seule compte la tendance à violer consciemment les normes générales de conduite.
Photo La Presse Canadienne
Mathieu Perreault | La Presse
Publié le 17 novembre 2009 | Mise à jour le 17 novembre 2009 à 05h00
Une étude britannique conclut le contraire. Selon Stephen Stradling, un psychologue de l'Université Napier, à Édimbourg, les erreurs et les lapsus n'augmentent pas le risque d'accident. Seule compte la tendance à violer consciemment les normes générales de conduite.
"On ne parle pas seulement des gens qui ont reçu des contraventions", explique M. Stradling, qui travaille sur le sujet depuis une quinzaine d'années et a présenté plusieurs fois des résultats de recherche dans des conférences. "Les gens peuvent commettre des infractions sans nécessairement se faire pincer, particulièrement en ce qui concerne des comportements difficile à sanctionner comme coller un automobiliste qui roule lentement dans la voie de dépassement."
Accidents actifs et passifs
L'une des études du psychologue écossais divisait les accidents en deux catégories: les accidents "actifs" (ceux qui peuvent se résumer par "j'ai heurté...") et les passifs ("j'ai été heurté par..."). Les tenants de la théorie comme quoi l'inattention est responsable des accidents ont tort même en ce qui concerne les accidents passifs: dans les deux cas, les "contrevenants" sont le seul groupe plus à risque.
Parmi les erreurs, telles que définies par M. Stradling, on trouvait pourtant plusieurs comportements qu'on pourrait trouver très dangereux. Par exemple, le fait de sous-estimer la vitesse d'une voiture allant dans la direction contraire alors qu'on dépasse sur une autoroute à deux voies (comme nos routes provinciales dont la limite est de 90km/h); ou alors, ne pas voir un arrêt et éviter de près une collision. Les lapsus consistaient entre autres à démarrer en troisième vitesse à un feu rouge, à oublier où on avait stationné sa voiture ou à s'engager à contre-sens dans une voie.
Les résultats sont semblables dans une demi-douzaine de pays industrialisés, dont les États-Unis, où M. Stradling a testé son approche.
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